Sunday, May 12, 2013

05/12 自分探しの一人旅 (笑) 


ウソ~(笑)!
予定外に自転車で出掛けまして、
ものすっごい素敵なところが
目に当たってら...なんて
嬉しい。













場所、日比谷でした。


Saturday, May 11, 2013

05/12 Carcasses et Carapaces.



Je suis pile entre dire que j'ai besoin de tout le monde et dire que je n'ai plus besoin de personne.

De retour à ce point précis dans l'espace mais infini dans le temps, pendant lequel les serpents mordent leurs queues et que tous les opposés strictes se marient. Il n'y à que moi qui ne le ferais pas.

A la frontière du pluriel naturel et du singulier adopté. L'homme est un animal sociable qui à besoin des gens, pour les aimer ou les haïr.

Sans aimer, ni détester, aurais-je moi aussi finalement juste besoin de cette présence, anonyme mais comme moi "vivante"? Juste de savoir quelqu'un là, juste se jurer l'autre, différent voir indiférent, mais égal, avec une valeur d'interaction absolue. L'amour n'a plus rien à faire avec ce besoin.

"Je me fous de ce qui pourrait bien arriver, je l'assumerais, je le résoudrais, je le dépasserais". Pas le choix pas vrai?

Accepter, est le premier pas vers cette "guérison", mais c'est aussi, dans ce que ce mot a de faiblesse, l'ouverture d'un gouffre vers l'échec; il faudra juste savoir faire le saut qui nous en sauvera le moment venu, tout ira bien, ou pas, en tout cas tout "ira".


Thursday, May 9, 2013

05/09 現在地 ^^





[全然分かんないから何か貼って]

とずーーーーーと言われた私。

なおついに、ドアに地味な絵が

貼り付き完了で御座る(笑)




Wednesday, May 8, 2013

05/08 Jette-ai-lu : )


Je me suis arrêtée à la moitié de toi , à la moitié de ce que tes mots disaient de moi, pour te répondre. Je me suis arrêtée en cours de route non pas pour fuire la fin mais plutôt pour rester au milieu, pour donner à mes mots la justification de ton contexte, pour leur donner dans tous les sens  du terme, une enveloppe.

J’ai du mal avec le temps et l’espace. J’ai du mal avec les valeurs qui s'y lient, j’ai du mal a réaliser que ce que l’on se permet n’est au final jamais notre bien propre. Qu'il sorte de nous et nous échappe.
Je pensais pouvoir faire de tout ça un tombeau émotionnel, bien enfoui, sur lequel je me tiendrais debout. Et cela sans même savoir si je voulais rester là pour le protéger, pour en interdire l’accès aux autres,  ou simplement parce que je n’avais nulle part d’autre où aller. Qu’importe ce qu’il renfermerait, le sol recouvrant ce "ça" serait toujours assez solide pour que nous puissions dessus  se tenir debout.

J'avais tellement faux. Notre histoire personnelle n'est en réalité qu'une fondation dans laquelle chaque jour nous montons des marches,  et les fissures que nous infligeons aux murs des étages inférieurs ébranlent juste la structure dans son ensemble, et ceci alors que plus nous montons et plus nous avons besoin de savoir que le bâtiment dans lequel nous nous aventurons va nous être stable.

J’ai dû trop confondre monter des marches et moi même grandir.

Et là encore j'avais tellement faux, tout le monde les monte ces marches, elles sont du temps dans un habit de béton, des secondes, un système de comptage régulier et précis qui s’attend au poids de nos pas tout en se foutant de savoir ce que représentent les tableaux accrochés aux murs de nos émotions, tout aussi bien qu'il se fout de savoir comment ceux-ci jour après jour nous affectent.
Le temps en tant qu'entité infinie est loin de s'inquiéter de savoir si dans notre individualisme téméraire, spontané et inconséquent nous avons fait ces dérisoires choses que nous avons un jour appellé "bons choix".

J’ai pensé qu’il suffirait de se persuader que nous nous pardonerions tout pour que cela marche, j’ai pensé que je pourrais tout défendre au tribunal de mon amour-propre.    

Tout cela est maintenant ce qu’il est, dans une finition décidée -aussi bien que décédée- et arbitraire. Si on se réincarne après la mort et qu’on sort de tout ça on ferait un couple parfait, pas vrai ? C’est étrange d’avoir cette certitude si simple et si triste à la fois. Deux réalisateurs qui auraient une idée de film fantastique une fois déjà engagés et partis sur un autre « On aura jamais les moyens pour le second, donc on finit le premier. Mais ce deuxième ça aurait juste été un blockbuster ». Pas cette fois, mais une autre fois loin des autres, loin des gens, sur une île, je veux bien être un singe s’il le faut, recommencer n'importe où, parce que être ensemble, aurait été comme naître avec la clé d'un des secrets de l'univers entre les mains.

05/08 De Maquis et De Sous-shi




People asking me what makes me stay here?




"I do Because of this".
I'ld say.

Tuesday, May 7, 2013

05/02 Japanese veggy sweets : )



If that's also the way you reacted when you first tried Japanese sweets:




Seriously, this is ONLY POTATOES ?




Potatoe Ice cream, Pumpkin Parfait, Red beans Puff Cake. Ain't next year's Halloween menu, but (surprisingly awesomely delicious) Japanese desserts...


05/01 Bike fixed!



       For all those who sere still wondering, I finally get my bike fixed ("Tokyo Hands" bicycle repairing section is to ban by the way!)
So I went to this second place, which is like one of the most hype in Shibuya and though that would cost me an arm as they say.
       I've been told 3000 yens (~30 euros). Ok, fine, let's go for it, expensive but that must be done! Did I thought.

Thus for which ever reason, as I always get super excited when it comes to see my bike turned into pieces to get repaired (I use to feel the exact same when bringing my previous motorbike to the garage...mmm) So I just stayed with them when they began dismounting it.

Thus naturally the conversation started between the three of us, me and the two bicycle "mechanics" (Is it mechanics when it comes to bicycles? Anyway ^^)

At the end, what happened finally is that when I had to pay they insisted for taking only 280 yens (2.80 euros) smiling and saying I was now their "sister".

Guess this long await and those fails trying to fix it somewhere else where blessing in disguise.

Adding some moral to this story (indeed I do love to see a moral in everything ^^) we could say that everything do comes (with friends and a big discount) to he who wait. :)

(Or simply "Be happy procrastinators!...>w<")

Bye bye!




Tuesday, April 30, 2013

04/10 Japanese TV (ZIP)



at ZIP


Japan is the One and Only country were you go on TV because your "special talent" is being....foreigner.

Here are some pictures from the last TV appearance we did, I forgot to share it :)
The link for the video under is just a very short part of the emission. A friend managed to upload the whole but it unfortunately somehow fell into the cracks...
(I just realized I look so pissed off there! But that wasn't my feeling at all I swear : ))

That day we had to speak about Japanese sweets.
In order to do so, the TV crew just got us a whole Candy shop (the "normal" one yes...)
reserved for us only, so we could shop and then taste what ever we felt like...!

You know, this situation you dreamt of all your childhood : )

(You can slightly see the shop in question in the next picture's background).



Sweetly yours!







 

Sunday, April 28, 2013

04/29 Best Karaoke Ever!



Hey hey that's me agaiiiin!
(Only me here, feels lonely sometimes :D)


Have you ever seen this before?
Does the picture here under rings a (visual) bell?
...

Hum, of course that's not Bangkok! Grrr
That's a Karaoke in 新宿 Shinjuku
 (東出口 Est exit right close to the 歌舞伎町Kabukicho entrance)
(Who said right close to Hell? ^p^)

But you do have to raise you heads to see it...
 (And when you do you'll...."Ohhhh!" haha ^___^)

One more thing, the stars shining in the sky goes along with the mention 
"Non contractual Pictures, may differ from actual products" :D

That's just "Imposssiburu" to see such stars in the sky in the middle of Tokyo....sadly! Y___Y

Anyway this is just a quiiiick rough I got to draw of this Karaoke,
 which deserved to be honored at least once!

We've reached the [Ksss...Mission is over] mode.


Until the next one >3<




04/27 Couchsurfing








I just begun Couchsurfing....
This is what happened with the first ones I got home... >O<;
Unintentionally revealing to people you're 26 and you still sleep with teddy bears...



Sunday, April 21, 2013

04/22 Si toi aussi Pa Pa Pa Paris te manque....





Ca c'était avant : )




I have to say I might be missing Paris


And somehow it's irritating pavements too.

It's now part of those things you remember beautifully pictured, 
and forget how "practical" they actually were.

Just popped out of my memory for no reason... : )

As grandma says, once again Roses have Thorns.



Until then.

Monday, April 15, 2013

04/16 Le plus grand carrefour du monde VS une Frenchie.




The busiest crossing in the world VS a French. (Or some shit I have to stop doing....)

























En retard pour le travail, j'avais juré de ne le faire qu'une fois.
Je le fais tous les matins.


La question est de savoir si cette
"Traversée sauvage, répétitive et acharnée au péril de sa vie" du carrefour le plus fréquenté du monde servirait à:


1) Gagner 3 secondes sur le prochain métro qui passe toutes les 120 secondes et ainsi montrer son dévouement à l'entreprise en marquant un écart de temps considérable avec ses collègues, alors que de toute façon tout le monde pointe à pile?


2) Mettre un peu d'action dans son petit dèj avant de commencer une journée assise devant son  écran en testant par exemple ses capacités au Sprint avec un cas concret basé sur des circonstances de besoin de survie réelles?


3) Parfaire la réputation des étrangers au Japon avec des performances sportives illégales réalisées au su et au vu de tous?


1...

2...

3...

Ding dong !

(Non je n'invoque pas un Chinois...)
heu..désolée...


Je dirais que c'est peut-être juste que les bonne habitudes sont plus facile à perdre que les mauvaises... :')



Always yours
(At least before the potential accident...that would be technically impossible after :D)

04/15 The drawbacks of my favorite sleeping position... :D



I didn't need to look further to undersand why ;)

To put it in a most philosphical shape, this could teach us that "Allowing yourself too much liberty can in some incounscious moments cause you in fact much more pain than hapiness"
...
Come on, I'm joking.
I'm (beside my inexplicable current insomnia) sleeping like a piglet, and this is the only accurate moral one can find here :)

Until the sandman comes again,

Sloving you!


Tuesday, April 9, 2013

04/10 Le revers des vagues. ビンタの裏.



Si ma vie avait été un film, nous aurions été en plein passage à violons.

Non pas dans ce passage triste où tout le monde ressent de l’empathie pour un héros en prise dans la fatalité d’un destin funeste. Non, pas là, ca serait juste trop beau, trop romantique. Nous aurions été pile là où les violons jouent à l’intérieur du héros lui-même et où les spectateurs grincent des dents. La mélancolie à son stade le plus mérité. La malédiction en mode commande personnalisée.

 Je ne sais pas si les «avant» expliquent nos comportements du «maintenant», mais il est sûr que nos décisions présentes sont que l’on le veuille ou non des vengeances sur notre passé.

«Tout le monde sait», «Personne ne sait» étrangement il y à une sorte d’équivalence dans ces deux affirmations. Comme si le savoir autant que l’ignorance étaient ou prenaient la même valeur, portaient le même manteau en remplissant la simple condition d’être communs, généraux, génériques sans exceptions. Car les idées communes ne sont pas débattues, ne sont plus soumises à l’examen, il ne leur est juste plus demandé si elle sont vivantes ou pas. Le savoir et l’ignorance, qui vont de soi pour tout le monde, n’existent déjà plus.

Victime, Bourreau. Vrai, Faux. Sans le jugement de l’autre tout cela n’a aucun sens. Ce ne sont que des notions, des «peut-êtres» sentimentaux.


Je ne me souviens plus de mon âge, ni de la date, du jour, ou de l’heure. Je m'étais couchée sur le dos dans l’instantané d’un présent que je ne voulais déjà plus connaître, le ciel en plein dans les yeux. 

Je respirais fort bien que je n'étais plus censée être essoufflée, ou peut-être était-ce juste de la peur dès le début ? Pas sûr, je venais juste de me calmer, enfin depuis 4, 5, 6 secondes en ce 'maintenant' là, mon coeur avait repris un rythme normal je crois, peut-être. 

J’avais les membres en étoile, comme pour reprendre le maximum d’energie en un minium de temps, ou en vrai pour me faire la plus plate, la plus invisible possible.
Je devais être là depuis 30 secondes maintenant. Fermant très fort les yeux pour que ces petites fentes sur la vie ne se mettent pas une seconde dans l’idée que je les laisserais se tremper. 

"Les gens ont l’air de fourmis vus d’ici"
Je le savais ce n’était pas la première fois que je me trouvais là, cette fois ce n’est juste pas pour les mêmes raisons. 

Et cette fois je ne pouvais pas me lever pour les voir, je devais me faire la plus «non-présente» possible, mais je savais, je savais que ces fourmis, elles étaient là, en bas je le savais.

Comme je savais que mes soeurs étaient en bas, elles étaient en bas aussi, et moi ici.
Je rouvrais les yeux à ce moment à ce qui demandait à en sortir.

J'étais ici, j’avai fui, bravo bien joué.
J'étais là cachée, fière de moi.

J’avais cet art de la fuite dans le sang. Ce n’était pas tellement physique, c’était plus dans les tripes, quelque chose qui vous dit que vous pouvez le faire, si vous devez le faire. Et voilà à quoi j’avais mis au service ce courage, à la lachêté. 

Je refermais les yeux plus fort sur ce qui, chaud, continuait à couler. Voilà à quoi je me servait, j’avais pu fuir moi, seulement moi, ma stratégie était parfaite si on omettais le facteur «humanité» Le contraire aurait dû arriver. 

59 secondes. Ou 12 milliards d’années, je ne savais trop plus. 

Puis un bond, je m'étais levée et me remettais à courir sur ce toit plat sans barrières, ouvert à ce monde qui protège et qui trompe. J’étais arrivée ici en moins de 20 secondes, sûrement 17.
J’ai toujours été douée avec le temps, sans jamais porter de montre, "comme si ça servait, comme si ça sauvait" pensais-je.

En 17 secondes, juste après l’avoir vu entrer, juste après qu’il ait attrapé ma grande soeur, juste après qu’il avait vu ma petite soeur et lui avait ordonné de ne plus bouger. Je ne m’étais jamais retournée aussi vite, n’avais jamais détalé aussi vite, n’avais jamais monté les trois étages aussi vite, n’avais jamais couru sur la «rambarde de l’équilibriste» sans même me demander ce qu’il arriverait si je tombais du haut de ces 9 mêtres 30 aussi, vite. Je n’avais jamais escaladé la paroie rêche de la maison voisine avec autant de supplication, de peur, de hargne dans les yeux.

Mais c’est mon retour coupable, à la même vitesse, qui m’à semblé le plus vertigineux.


04/08 Overflowing degustations



The day I decided to stop shopping...



    Seriously, do one really "needs" to buy food in Japan? Everything is free everywhere.
Mother of marketing.

    And if above all you're like me, not so-very picky about what you eat, you won't ever go to a grocery shop again (I do love to exaggerate but still I have to render the feeling!).
Each morning I'm passing through a big station (euphemism, that might be one of the biggest in the world ) and beside the tissues I'm sure to get each 10 meters, I can also get chocolate in front of the Lindt store, Energy drinks on the south exit of the station, candies on the north one and coffee cans if before the morning rush. Straight into your hands...Don't even have to bother shopping!

Keep up the marketing Japan!


***

Halfway edit!
     
          Just to prove I'm not making up stories, this is what I got again at the station this morning.
Do they really need glass bottle for advertising? Not sure this was worth, but anyway the drink was Really good. And, as one can expect the add inside was a "manga" :) +1 for this morning !






Sunday, April 7, 2013

Tuesday, April 2, 2013

Monday, April 1, 2013

03/30 Petits Cultural Earthquakes.






一生初めて男性美容師に、やっぱ不安(笑)


My first time getting my hair done by a man (a straight one, I swear)
"I felt weird" is the less I can say about that.

I'm really not sure this is normal "abroad"
but definitely not were I'm from.

Or that's me, I must still be a kid somehow, somewhere...

Sunday, March 31, 2013

04/01 優柔不断春 Indecisive Spring : )











I didn't took pictures of the Spring this year, but It occurred indeed.
 Oh, wait I'm not really sure...
It's still coming and leaving, leaving us with the hope it may come and stay.

If not forever at least enough for us to feel it,
taste it,
learn how to remember it
and help us making it through the winter,
 until he, beloved, comes back again.

Spring is every year such a tragico-romantic love story.


With warm love offsetting this skinflint Spring.




***


And when Spring comes in Japan, you have one thing that adds to the Weather forecast, and which is the "Sakura Weather Forecast".





"Tomorrow the country is going to turn Pink from the North of Gunma to..."
Quite awesome one have to say. :-)

***




  


Olfa





Friday, March 29, 2013

03/29 Jeu des 7 différences. Spot the difference.




I just realized what I do during my work time in the office and back home during my spare time were completely opposite.

So I just made a sketch to illustrate how different both worlds are.
...
...
...

Okay I admit it I think I can just make this sketch a "Spot the difference" game.

Hint: Don't miss the plant in the background, I don't have it home.

Now the question is,

Is it job that I lack of, or hobbies?
or maybe both...  : )


Anyway,
Always ironically yours,

Olfa





仕事や趣味はめちゃくちゃ同様で、
七つの違いってゆーゲームになっても可笑しくないぐらい...
両側の異なってるところって、右側の背景においてある煙たい植物の程度ぐらい~?
かなー(笑)



Thursday, March 28, 2013

Tuesday, March 26, 2013

03/25 Goût de Café et Goût de Thé.





      Je ne pense pas avoir besoin d’aller plus loin pour revenir plus en arrière.
Dans quelle relation de cause à effet cela marche le mieux? Je ne sais pas. 
Le café, c’est bon parce que ça ne l’est pas.

Sérieux, le café en vrai c’est dégeulasse. Dirais-je avec de "vrais" mots.
Je pense que cela doit faire partie de ces goûts que les gens aiment non pas pour ce qu’ils sont mais pour ce qu’ils leurs rappellent .
Voilà pourquoi je me méfie de mes goûts, maintenant.
On prend de l’âge, en effet, quand on aime les gens parce qu’ils nous rappellent un Lui ou un Elle.
Qu’on aime un goût parce qu’il nous renvoie à un « à ce moment là ».

      Je suis assise à mon bureau, me lève, me verse un café.
Noir, avec un peu de lait.
Le volet de la machine est un peu bloqué. 
J’appuye juste un peu plus fort, un clac, juste un « une seconde » qui change de ces « d’habitude ».
Juste un moi-qui-fait-ça qui change des moi-qui-ai-fait-ça d’ « avant ».

Bref, mais pas si court.
Un goût, une couleur, une ‘amertume’ (en voilà un joli mot) qui a d’amertume tous les sens.Qui vous vient par tous les sens et dans tous les sens.


       Tout recommence avec cette chaleur qui revient, mais juste de l’intérieur.
« Avec du lait sinon je ne peux pas le boire » Avais-je dit au serveur, sur la pointe des pieds.
« Prend une citronnade » dit Papa. « Mm » répondit un moi à l’oeil improbatif.
L’odeur du café est forte et le bruit des verres s’entrechoquant parfaitement mélé aux voix masculines de ce lieu si particulier. Laissant à ma brève intervention une place faible mais précieuse.
« Je donne à ton père parce que c’est chaud » dit alors en arabe un serveur immotivé dans une phrase à peine audible mais soulignée de toute façon par le geste.
La plante des pieds sur le frais carrelage blanc et noir en damiers, le café chaud récupéré tenu du bout des doigts et la clim un peu trop forte et très mal distribuée me raccompagnent jusqu’à l’entrée.
Puis le sable chaud, « j’ai bien fait de laisser les chaussures dans la voiture... »
Assise: « Papa il est quelle heure ? » Demandais-je alors dans un bâillement, le corps affalé sur la chaise en fer posée à l’extérieur, le regard tour à tour perdu entre les visages de Malek et Wiam encore endormies dans la voiture, et le paysage de l’autoroute dont les voitures un peu trop proches soulevaient des vagues de sable.
« 5heures35 du matin, on arrive a Tunis dans 4 heures à peu près »

      Le "vrai" moi baissa alors les yeux sur sa montre, 8heures 55.
Je suis à Takadanobaba, dans un bureau face à la fenêtre, le café pas encore assez froid entre les mains.

Monday, March 11, 2013

03/11 Poetry declamation, done!

Ouf.

Si un jour on m'avait dit "Plus tard, tu sera poétesse au Japon" J'aurais ri c'est clair.
Mais finalement ça me plaît, d'avoir son destin dans un mélange de mode aléatoire et de pilotage automatique. Destin que tu sois en réalité complètement ivre, téméraire, ou avec un grand sens de l'humour, Je m'en fiche continue comme ça. 
Merci.


06 Mars, Saravah, Tokyo. Avec Ren Yashio.

06 Mars, Saravah, Tokyo. Déclamateurs. 


La vidéo de la préstation est visible ci-dessous: 
Attention, il ne faut pas être allergique à la poésie contemporaine :)
Le dernier poème seulement "Être et devenir"  est de moi, pour le reste j'ai purement et simplement traduit Ren.



Bises,
Olfa


03/10 Putting heartache into words.


      I was on the verge of saying I am clumsy with words.

      Strange, coming out of the mouth of the one who, by a succession of irrational fate only succeeded in the immaterial, utopic and chimeric world of litterature, words and poetry.

     I guess I am clumsy for everything but to put this flaw of mine's into words.

   I am sorry this post is going to be "depicting with no pictures".
But tonight I think I just realized something. Realized in both meanings of the word.


   I have pretty clear memories of my whole childhood, I wouldn't be able to tell which is the earliest memory of my life I can remember and this doesn't matter, as I know that it will come all in good time when required.

   When I was a child I had this "communication issue" they'ld say. In simple words the problem would be as follows: I refused speaking. At school this did pose somehow a problem, as you can guess, but worst, my parents were persuaded I got this unknown orphan disease. 
    Because you can of course refuse to speak to your teacher, because of being shy or introvert, but you can't indefinitely stare at your parents with no expression in your eyes, whenever they ask you a question, only if you're a mute...or dumb.

     So when I was 5, almost already 6 (but I remember I wasn't going to elementary school yet) my parents brought me to this "speech therapist".
     Understanding my "liberty of non-speech" was about to end, or at least to take a tragic turn with this fatal encounter, I just took a sit where I got asked to, and waited for mom to leave the room.
     With the door's mother-alike-soft slaping, I looked up at this unknown woman in front of me. I still remember every detail of that scene, the color of the room, the desk I got asked to sit fronting, the face, the hair color, the shape of this women's body, the handy stationery, the dress I was wearing and the flower's petal shaped collar of my blouse.

I looked at this woman and said :

-"Miss, I am not sick, I just don't wan't to speak with people",
-"Why not?" She asked me ('how silly' I thought)
-"Because this is such a waste of time, most people speak non-sense"
-"I see. Then I guess you don't want to discuss with me neither?"
I shook my head in a quiet "no"
-"Then we"ll make a deal" said the slightly podgy blond lady (when you don't speak, you have more time to contemplate I guess...) ''You're going to draw, do you like drawing?"
I nodded my head meaning a silent "yes"

The lady got out a long orange sheet of paper and a couple of felt-pens.
The image in my head says branded "Paintaleau".
Uncapping the brown one, I heared with an already distracted ear this woman, tight in her turtleneck white wool sweater, saying :
-"The deal is, each time your parents are going to bring you here, you'll be able to draw, in exchange, we'll both agree on saying to your parents that you're making good progress"


At that time I didn't realized the meaning of this "In exchange"
In exchange of what? Both ways were profitable to me. (The financially-innocent-me thought) and bending my shoulders over this new world I was granted, I silently agreed to...this non-sense.




Saturday, March 2, 2013

2/2 Somewhere in Japan



I've been lost lately, this is a wanted-to-be soft metaphor of it.






Until I find my way back, Still lovely yours...
Olfa





Wednesday, January 30, 2013

01/30 Getting back to nothing.



            Notre existence est une architecture mentale, un lieu impalpable dont on peut changer la décoration à loisir, mais dont l'importance en fin de compte, sera uniquement la valeur du temps  passé en son intérieur. Il y à de ces choses qui nous sont propres, mais que l'on peut donner aux autres, le Soi dans son caractère éternel et immuable, nature intrinsèque, bien loin du jugement humain éphémère et restrictif.
           Ce qui nous restera dans le trou noir de cette célébrité à échelle limitée qu'est le monde social, ce sera notre globalité, le goût que nous aurons donné aux autres "en gros", une définition de nous-même hors de l'évènement au singulier, en conjugaisons à la troisième personne.
Sans doute ça, le souvenir.

Souvenir? Aie. J'ai toujours eu du mal avec ce mot.

             Se souvenir, est-ce que c'est garder en mémoire, ne jamais oublier?
Ou au contraire retrouver quelque chose de perdu? Est-ce le quelque chose, l'objet qui va nous aider à nous souvenir d'un évènement ou l'évènement en lui même? Est-il vécu comme un nom ou comme un verbe. Et dans chacun des cas est il concret ou abstrait?

               Ces considérations grammaticales mises de côté, et laissées à l'appréciation et au jugement de chacun, je dirais que d'avantage que cela il serait, plus que d'être légitime, nécessaire, de se poser la question de son impact. Est-il une bénédiction pour l'homme ou le plus grand de ses malheurs?
Tout dépend, l'homme je crois, ne pourrait pas continuer à vivre s'il les gardait tous, mais n'aurait aucune raison de vivre s'il n'en avait aucun.

Août 1993. Matinée.
Kram, Banlieue de Tunis. Tunisie.

Nous sommes un groupe de 7,8. Frères, soeurs, cousins. Le voisin Majdi et son petit frère nous accompagnent un peu vaguement aussi. Nous sommes seulement des enfants, aucun adulte avec nous et nous sommes à mi-chemin entre la maison et la plage. Je marche sur des briques qui forment le rebord étroit d'un trottoir en construction. Comme un équilibriste qui ne se tenterait que  sur ces 10 centimètres de hauteur, jeu juste amusant sans prétention aucune.
Je porte un T-shirt rose foncé aux motifs dessinés dans un délavage à l'eau de Javel. Sans doute une tentative un peu cheapo-hippie d'estampe sur tissus à la Japonaise, ou pas. En bas, un short. Je ne me souviens pas de ce que je portais aux pieds, possiblement rien car me battant souvent pour.

Le chemin de pierres et de sable que nous empruntions sortis de la maison se transformait un peu avant l'arrivée, subitement en route goudronnée. Juste après les rails du train partant vers Tunis. Et partir pied nus nous obligeait à nous mettre à courir, sur toute la longeur de cette surface asphalteuse brûlante, qui constituait ce dernier quart de chemin nous séparant de la plage, et ainsi, dans une logique enfantine de capes et d'épées locales, nous faisait arriver à destination plus vite.

Je marchais donc, j'étais de notre petite bande celle marchant le plus sur la droite et pourtant la seule sur le trottoir. Le soleil frappait généreusement mon petit corps maigre, la température était juste parfaite. Il n'y avait rien mais tout, tout pour que les yeux rivés vers le sol sur ma petite entreprise funambulesque inconsciente je me dise baignée de chaleur: "Je suis heureuse".
Puis me redire: "Maintenant, je suis heureuse". Comme pour me jurer le penser vraiment, comme un amant faisant une déclaration à l'objet de son amour heureux et coupable de tellement l'être.

Je ne sais pas ce qu'est le "bonheur", je ne sais pas ce que sera ma vie future, je ne sais pas ce dont je ferais l’expérience  ce qui me rendra plus heureuse ou triste, je ne sais rien encore, mais là je suis dans un état de plénitude extrême, je suis heureuse, je n'ai besoin de rien, ni ne manque de rien. Je suis juste parfaitement heureuse, et ça je pourrais m'en souvenir éternellement.

Et c'est ce moment bête, insignifiant, stupide bref mais réaliste, dont je me suis toujours souvenue comme étant le moment le plus "heureux de ma vie".

Monday, January 21, 2013

01/10 School Trip to Kumamoto.

Kumamoto 熊本

Grimaces!!


Arrivée a Kumamoto!


Portraits des filles concentrées.


Un peu plus vers la campagne.



Chateau de Kumamoto et Yakitori



Martial arts imitations : ) 


K. Sensei sunbathing : )


Teacher gathering at a Yakitori, S. chan and Yakisoba. 


S. chan eating a Kakigori by the pool.


Facing Gold fishes O_O

Tuesday, January 8, 2013

01/01 Happy 2013 Year!



Cette année c'est...

 l'année du Serpent au Japon! 

(Mais c'est tout les ans l'année des langues de vipères niahaha  >:D ) 
Je plaisante! 
Bonne Année à tous!

This year is Snake's Year in Japan! 
Happy New year everybody!

明けましておめでとうございます!
!كل عام وانتم بخير


(Oh Mais quelle police d’écriture sublime! haha)


This year is supposed to be celebrating the Snake in Asia, which is actually the one and only animal I am afraid of, so I decided to manage to get some extra positivity for this new year, first with trying to see the qualities this scary reptilian may have!


Thus, and in the same way, I decided to opt for a special new motto this year! : 
I Hope that this year will help me to always see all the qualities one may have instead of seeing their flaws (If I can do it with a snake I can do it with anyone: D) And judging no book on its cover


And, Oh yes I have to admit I cheated for the drawing, it is just a boy disguised in Snake, having moreover a pair of arms ...


I have to do some more efforts!

Wishing you a lot of blessings and luck for this New Year!


今年もよろしくお願い致します。