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Wednesday, June 17, 2015

06/15 De la beauté et de l'humain. Du temps et de la vie.



Si la beauté est injuste, et si la richesse est injuste alors je me battrais pour arracher les deux.
J’ai toujours cherché une logique, une justice, une explication dans l’attribution naturelle -et dans naturelle j’entend hasardeuse et arbitraire- de la beauté à l’homme.

Si animal j’eus été, la figure du vilain petit canard m’aurait sied à merveille.

Enfant j’ai toujours été très moche, pour appeler un caneton caneton. Ce n’était pas même une affaire de goût ou d’opinion, dans mon cas c’était flagrant, flagrant si même que ça en devenait un fait, une vérité, absolue. Le soleil se lève à l’est se couche à l’ouest, et Olfa n’est pas agréable à regarder. 
Qu’à cela ne tienne j’en survivais. 

Ma petite soeur quant à elle, avait eu gratuitement et à la naissance ce que d’autres vont galérer à ne serait-ce qu’a effleurer. Elle était d’une beauté à en faire pâlir les arcs en ciels, à en faire courber des arbres, à en faire tomber moults braves hommes. 

 “Tant pis”, avais-je d’abord pensé, “j’ai sûrement moi-même d’autres qualités” sans comprendre que la beauté est pour ce monde comme l’or est aux monnaies, car bien sur que chaque pays a sa devise, biensur que ces billets ont de la valeur, mais elle monte baisse, suit le cours de la bourse, perd des places dans l’économie mondiale, en gagne, change, disparaît…
L’or lui reste, fier, inchangeant, toujours demandé, toujours précieux, toujours souhaité et convoité.
J’avais compris que toutes les qualités d’une femmes sont comptés en devises étrangeres, et la beauté en lingots. 
J’avais cherché la raison de cette injustice qui vous prend au berceau. Puis j’avais compris! “Dieu fait les gentils beaux et les méchants moches, pour que chacun comprenne ce qu’il est”. Je ne voyais rien de plus logique, et puis si dans les dessins animés déjà c’était ça, alors! “Alors ça veut dire que moi, moi...suis-je si méchante?” Quel choc, je ne m’attendais pas à ce que la vie m’envoie cela comme ça, en plein visage (expression parfaite). Ma petite soeur devait être très gentille au fond, pour avoir le droit d’être si belle.

Un jour que mère nous gronda et nous punit nous nous refugiames dans sa chambre, sur une idée de ma petite soeur. Pourquoi sa chambre? Là W. s’empare de sa parfumerie, beaux jolis onéreux parfums, et les renverse résolue sur son corps menu et sur la moquette indigne de tant de dispendieuses offrandes. L’odeur de l’alcool picota nos petites narines, elle :”La tu te sens mieux, pas vrai?”, “Pourquoi?” dis-je alors, “Ben, elle nous engeule, on se venge” lança t’elle, le regard perçant. “Mais c’est du gâchis, elle ne saura jamais qu’on était fachées, et pourquoi on l’était, et on ne comprendra pas son point de vue non plus, et puis tout ce parfum qui coûte cher, c’est du gâchis, ça ne sert à rien”, quand elle me répondit, avec pas une onde de doute dans la voix: “C’est ça la vengeance”

C’est à ce moment là que je cessais de voir la beauté comme l’inaccessible et précieux don du ciel aux anges méritants, mais comme l’arbitraire et pernicieux suppôt de l’injustice des hommes en ce bas monde.



Wednesday, December 31, 2014

12/31 Pour posséder, peau céder.



Le plus gros problème de l’homme est à mon sens celui de la propriété.

Nous pensons que des choses nous appartiennent alors que cela n’est en aucun cas vrai, cela n’est en aucun cas vrai puisque l’essence de notre corps, de notre être du nous même n’est pas notre bien non plus.

Il n’est pas notre bien et ne peux pas l’être puisque nous avons tous déjà testé les limites de nos actions sur les choses dans la maladie.
Ce mal que nous ne pouvons controler, ce “mal” en nous prouve que notre corps n’est point notre “bien”.

Le mal, la maladie, la mort, tant de maux, de mal, de mal-être qui nous prouvent bien que l’on aime une chose qui ne n’est pas notre. 
Mais l’aimer n’est pas le mal en soi, ce n’est pas le tort, ce n’est pas tordu. 
C’est perdu, 
Perdu d’avance, mais pas tordu.
C’est compréhensible, légitime, bon joueur. 

Ce qui est mal, c’est de croire que nous avons gagné, que nous avons réussi, que notre vie ici est en soit le trophée d’une quelconque action pré-natale, un accomplissement, comme si nous la méritions en quoi que ce soit. 

Rien ne l’est et malheursement pour nous, rien ne le sera jamais.

Pourquoi blâmons nous nos enfants quand leurs actions nous déplaisent? Parce que nous pensons les posséder, nous pensons qu’ils nous appartiennent, qu’ils devraient nous appartenir. 
C’est la machine à glace qui se plaint de sentir la crême refroidir en son sein, pleure de la voir fondre à l’extérieur, et crie de la voir se faire manger.

Risible! Laissez la mort prendre les corps, laissez le temps changer les gens, laisser les relations humaines et leurs rapports transformer la matière. Car en effet si rien ne disparaît et tout se transforme, les théories elles aussi malgrès leurs grands airs n’échappent pas à la règle, quitte à créer un monde articiel, dérisoire, virtuel, vain, incomprenhensible qu’il nous faut accepter.

Pourquoi être triste quand cette personne que nous aimons disparaît avec autrui? Vous ne la possédiez pas, vous lui prêtiez un bout de vous et elle vous prêtait un bout d’elle,  et à aucun moment il n’a été question de don, aucun jour aucune seconde vous n’avez eu droit à cet égoïste travers de l’amour. 

Arrêtez vous et saisisez le temps, empêchez vos meubles de s’user, vos mains de se salir,  empêchez votre peu de bronzer au soleil, empêchez vous d’user ce-ux que vous aimez, mais ne pensez pas au grand jamais, posséder un atome de ce que recèle cette terre de palpable et d’impalpable.
  


Sunday, October 26, 2014

14/11/11 4give4get4see



Dieu vivait avant,
Peut être sûrement de chair et de sang.
Et son corps est... son coeur est la terre,
Son esprit est l’univers.
Et nous, son cancer.


Dieu est mort et son esprit « veille » encore.
Parce que, que voulez-vous.
L’âme d’un mort est plus forte que la vie.
Elle n’est plus limitée par le corps,
Elle n’est plus esclave de matière dégoûtante.

Dégoulinante, car c’est bien le mot.
Pure parfaite, elle devient.
Terre et ciel, Espace.


Et nous, en bon cancer, nous rongeons.
Nous comprenons ce que nous faisons autant que nous l’ignorons.
Et nous devenons une mîse en abîme quand nous sommes mis en terre.
Et que des vers nous rongent.
Ils se nourrissent, ne font rien de mal, et pourtant ils comprennent qu’ils détruisent.
Ils sont petits, vils, insignifiants, sales, faibles,
Sous un autre jour nous les aurions juste écrasés sous nos pieds, de nos poings, d’une pression digitale.

Mais pas ce jour, un autre, et c’est là que tout ce joue. C’est là la force du temps, qui détruit et bouleverse, qui défigure et recrée, qui trompe et exécute.

Demain c’est nous-mêmes que les vers mangerons et nous laisserons ces larves roses sans squelette nous glisser dessus et nous bouffer petit à petit, nous leur donnerons tout le temps dont ils auront besoin. Patients cadavres de merde que nous serons. Gentils squelettes souriants mangés par des vers inexpressifs et débiles.

Mais ça c’est demain, aujourd’hui c’est nous. Nous qui mangeons Dieu, nous qui lui mangeons le coeur en déracinant des arbres, en coulant du béton glacé sur de la terre fertile, en brûlant de la matière qui ne disparaîtra pas, en plantant des pieux, plus forts que nos pieds ne le seront jamais, en plantant des hommes pour les enterer dans le coeur de Dieu en attendant que ceux qui nous mangerons nous mêmes daignent les décomposer.

Amen, Amène, Amène moi la fuite, amène moi la suite, j’ai faim de haine d’amour de vin et dans ce monde fermé prêt à exploser j’ai faim qu’il y ai enfin, si infecte soit-elle, une fin.


Sunday, June 1, 2014

06 / 01 Des Texte, Des Teste.





Je suis sans,
Je suis sans dessus dessous.
Une phrase trop graphique
Qui sonne par tous les trous.

Sautez avec moi
Sortez moi de là
Le Seigneur vous a eu, puis vous aura
Le Saigneur ne change ni de son ni d’aura

J’aurais tout fait
Comme rien du tout
Du courage pour tout
Surtout pour rien, mais ce n’est pas tout

Tout est blême, et visage pâle
Les mots nous embrassent
Comme il nous étranglent
Je ne relirais pas, les mots d’agonie dans l’angle.

Cela dit
Cela médit
Cela me dit
Une seule question me tente:

Quelle est ta peau de couleur ?
Moi?
      -Inexistante.

Wednesday, May 14, 2014

5 / 14 Eux égal aime ces Deux.



La marge de manoeuvre du péché à la soumission.

BIP BIP! Mais pousse toi de la gros con!

Pousse ta putain de, ton pute hein de camion.

A la fin, ou même au début.

Tombée des nues,

Tombée nue,

Ton bébé nu,

Et tes fière de toi?

Jamais deux sans trois,

Jamais toi sans eux.

T'à jamais été moins peureux.

Sérieux.

C'est rieux.

C'est risible, par eux.

Déduisible, par deux.

Comestible, pour peu.

Déductible, sans mieux.

Sérieux.

Pernicieux.

Père vicieux.

Un corps nu ça ne protège pas,  ni du vent ni du froid.

Ni des coups sur les doigts,

Mais libre, libre, c'est ce que tu cherchais dis moi, libre à toi.

Libre arbitre,

et je ne parle pas de ce mec qui te siffle.

Carton Rouge,
Car thon rouge.

Comprenez moi pitié, cons prenez moi!

Par instants j'ai l'impression de parler en putain de Chinois.

Contre nez moi, nez à nez soit.

Parrain
S'tends
Je me couperais bien, tu sais,

Je me cou pe raie bien les pute hein de bras avec les dents.


Wednesday, January 22, 2014

1/22 Eve a naissance. A dan pas longtemps.



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Mon pays en a 3000, le tien 42. Non comment ça sérieux. Ouai sérieux, oui sérieux parce que oui pourquoi parce que ouais parce que. Plus jeune que mon père est ton pays. Ta pomme est encore acrochée à l’arbre. Tu n’à, vous n’avez même pas eu de place pour quelques guerres, quelques massacres, quelques heures sombres, quelques souks-quelques cafards-quelques hôtels-quelques bazars-. Vos femmes n’ont pas eu droit aux couleurs âcres ni aux goûts âpres, de quelques nuits d’hôtel, sans lumière, sur les murs pas un lézard. Pas même dans les toilettes, pour les enfants, pas de lézards sur les mûrs, pas de fissure, pas de blé...ssures, parce que du blé, sûr que vous en avez ! Oh que oui, oh que si, Oh que scie moi les dents si je mens. Si moi bon gré mal gré et de toi bon vent. Scie moi ainsi font font font tes petits maris honnêtes. Scie moi en foire, enfin en fête. C’est ma fête, forraine, forer, faux-Roi fausse-Reine. Tu sais compter jusqu’à combien ? Jusqu’à 2999 c’est clair, comme de l’eau de roche, comme sous mes yeux les poches. Il n’y a que celles-ci qui se permettent le luxe d’être pleines. Tu vois on a pareil, juste pas au même endroit. C’est pour ça qu’on s’aime, pas vrai ? Juste pas au même niveau. Juste toi qui est moins neuf que moi, mais beaucoup plus nouveau.    



***