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Sunday, May 21, 2017

5/21 Au mauvais endroit au meilleur moment


J’ai la gorge qui me démange toujours,
Ça doit être mon manque d’amour...
Mais non ça n’a rien à voir!
Je me dis ça tous les soirs.
Mais je préfères quand tu m’enlaces,
C’est plus facile, plus efficace,
Que cette tristesse si tenace,
Que ce coeur rempli de crasse,
Que cette sentence qui me dépèce, qui me dépasse,
Qui me rabaisse, qui me menace,
Qui se dépêche de me voir lasse.
J'ai la gorge qui me démange sans fin,

Mais ça doit juste être mon chagrin.

Friday, October 2, 2015

10/2 - -- --- Emmerger --- -- -

Bonjour

Dirais-je.
J'ai tout à coup envie de me présenter,
J'ai tout à coup envie de penser que l'on ne s'est jamais connus.

Ce n'est pas contre vous, c'est contre moi.
"Demain j'écrirais", et ma vie est passée contre tout, contre moi.

"Moins silencieusement!" j'ai peur, peur du silence.
Moi qui auparavant craignait le "bruit", la "foudre", la "tempête" ou toutes ces menaces déferlantes qui pour moi prenaient l'image de sons, d'ondes, de vibrations.
Les coups, les cris, tout cela n'était au final qu'un mouvement audible, qu'un bruit palpable, qu'un malheur qui se présentait à haute voix.

Ce moi qui refusait le bruit le quémande à présent.
Ce moi qui priait le vide, le rien, le bonheur... L'entend à présent comme néant, absence et frustration.

Pourquoi
Pour quoi
Pour quelle sorte d'autre me suis-je perdue?

Puis-je lire mes phrases à haute voix? Puis-je crier? Puis-je lancer des questions à tout va? Puis-je m'appuyer sur le support mouvant de la parole? Glisser sur un jeu de mot ? Changer de ton et d'émotion ? Courir sur les doubles sens? Sauter des mots...
Et couvrir la vie de ce poids impalpable qu'est le son.

J'étais écrivaine, et pas de veine, je suis devenue poétesse...

Mais peut-être le bon choix étais-ce.

Sunday, October 26, 2014

14/11/11 4give4get4see



Dieu vivait avant,
Peut être sûrement de chair et de sang.
Et son corps est... son coeur est la terre,
Son esprit est l’univers.
Et nous, son cancer.


Dieu est mort et son esprit « veille » encore.
Parce que, que voulez-vous.
L’âme d’un mort est plus forte que la vie.
Elle n’est plus limitée par le corps,
Elle n’est plus esclave de matière dégoûtante.

Dégoulinante, car c’est bien le mot.
Pure parfaite, elle devient.
Terre et ciel, Espace.


Et nous, en bon cancer, nous rongeons.
Nous comprenons ce que nous faisons autant que nous l’ignorons.
Et nous devenons une mîse en abîme quand nous sommes mis en terre.
Et que des vers nous rongent.
Ils se nourrissent, ne font rien de mal, et pourtant ils comprennent qu’ils détruisent.
Ils sont petits, vils, insignifiants, sales, faibles,
Sous un autre jour nous les aurions juste écrasés sous nos pieds, de nos poings, d’une pression digitale.

Mais pas ce jour, un autre, et c’est là que tout ce joue. C’est là la force du temps, qui détruit et bouleverse, qui défigure et recrée, qui trompe et exécute.

Demain c’est nous-mêmes que les vers mangerons et nous laisserons ces larves roses sans squelette nous glisser dessus et nous bouffer petit à petit, nous leur donnerons tout le temps dont ils auront besoin. Patients cadavres de merde que nous serons. Gentils squelettes souriants mangés par des vers inexpressifs et débiles.

Mais ça c’est demain, aujourd’hui c’est nous. Nous qui mangeons Dieu, nous qui lui mangeons le coeur en déracinant des arbres, en coulant du béton glacé sur de la terre fertile, en brûlant de la matière qui ne disparaîtra pas, en plantant des pieux, plus forts que nos pieds ne le seront jamais, en plantant des hommes pour les enterer dans le coeur de Dieu en attendant que ceux qui nous mangerons nous mêmes daignent les décomposer.

Amen, Amène, Amène moi la fuite, amène moi la suite, j’ai faim de haine d’amour de vin et dans ce monde fermé prêt à exploser j’ai faim qu’il y ai enfin, si infecte soit-elle, une fin.


Thursday, August 28, 2014

08/28 Au tournant, autour? Nan.



Mince, c'est pas par là qu'il fallait passer.
Put' un, deux merde.
Je me suis plantée.

Dans le dos, dos de la feuille, par en bas je suis passée.
Dis pas de trop gros mots,
ou t'en aura gros sur la patate et jamais assez de gros billets pour te racheter.

J'ai pris le mauvais tournant,
trop facile sont certains mouvements.
J'ai pris le mauvais rond-point,
point, virgule. Je fais ce que je veux un .

C'est tout.

Un parpaing dans le trou

On sait où se cachent les monstres,
où?
Au tournant des rues.

Mais, dis, ils font cela pour être plus, ou moins vus?

L
Les deux, LLes deux, hein, j’sais pas.

En tout cas ils réussissent.
Ils
Rré, rré, rréussissent à chaque x

Foie.


***

Wednesday, July 9, 2014

07/01 Digressions tridimensionnelles.




Un peu comme te dire Aurevoir,
Et te redire bonjour dans 1000 ans.

Un peu conne de te revoir ce soir,
Une belle erreur de débutant.

Un peu comme buter dans le noir,
Et débuter comme président.

Un peuple qui veut du savoir,
Mais recule en avançant.


***


J'aurais pu courir plus vite,
Si j'avais du.

J'aurais pu couvrir ta fuite,
Si j'avais su.

J'aurais pu prévoir la suite,
Si j'avais cru.

Mais j'ai juste pensé qu'il faille que je comprenne
Le sens de la lettre Q


***


Le  triptyque  de ta servitude,
parents mari et Dieu

Je saute des lignes tu m'sautes en latitude
J'ai déjà vu mieux

J'veux bien rire j'ai juste plus de voix 
Fond couleur Bleu

Fond en Larme , font des étincelles 
J'me con-font seule à deux.



Sunday, June 1, 2014

06 / 01 Des Texte, Des Teste.





Je suis sans,
Je suis sans dessus dessous.
Une phrase trop graphique
Qui sonne par tous les trous.

Sautez avec moi
Sortez moi de là
Le Seigneur vous a eu, puis vous aura
Le Saigneur ne change ni de son ni d’aura

J’aurais tout fait
Comme rien du tout
Du courage pour tout
Surtout pour rien, mais ce n’est pas tout

Tout est blême, et visage pâle
Les mots nous embrassent
Comme il nous étranglent
Je ne relirais pas, les mots d’agonie dans l’angle.

Cela dit
Cela médit
Cela me dit
Une seule question me tente:

Quelle est ta peau de couleur ?
Moi?
      -Inexistante.

Wednesday, May 14, 2014

5 / 14 Eux égal aime ces Deux.



La marge de manoeuvre du péché à la soumission.

BIP BIP! Mais pousse toi de la gros con!

Pousse ta putain de, ton pute hein de camion.

A la fin, ou même au début.

Tombée des nues,

Tombée nue,

Ton bébé nu,

Et tes fière de toi?

Jamais deux sans trois,

Jamais toi sans eux.

T'à jamais été moins peureux.

Sérieux.

C'est rieux.

C'est risible, par eux.

Déduisible, par deux.

Comestible, pour peu.

Déductible, sans mieux.

Sérieux.

Pernicieux.

Père vicieux.

Un corps nu ça ne protège pas,  ni du vent ni du froid.

Ni des coups sur les doigts,

Mais libre, libre, c'est ce que tu cherchais dis moi, libre à toi.

Libre arbitre,

et je ne parle pas de ce mec qui te siffle.

Carton Rouge,
Car thon rouge.

Comprenez moi pitié, cons prenez moi!

Par instants j'ai l'impression de parler en putain de Chinois.

Contre nez moi, nez à nez soit.

Parrain
S'tends
Je me couperais bien, tu sais,

Je me cou pe raie bien les pute hein de bras avec les dents.


Monday, October 7, 2013

10/06 Apologie du réconfort.



Je la cherche des yeux. 

Je lève la tête dans un mouvement dénué de sens puisqu’elle est plus petite que moi.
J'ai les formes, sans le fond, je la rcherche par mouvements formels.
Du déjà vu gestuel, du réchauffé sentimental, au grand dam de tous codes de conduite.
Exécrable d’autant plus qu'inconscient.

Mais je ne sais pas faire moi. Je ne sais pas comment on fait, avec la mort, la tristesse,  tout ça, j’ai été trop toute seule, trop longtemps.

Des marches, un escalator. 
Plus que les sentiments, ce qui me parle c’est la douleur, ah, ça je connais, ça je fréquente, expérimente et apprécie. 
La tristesse de la mort...? Tellement aucune idée, puisque je ne viverais même pas la mienne.

Pata-Pata-Pata, déjà en bas. Elle est où? Zut.

J’ai un plan. Non, je n’en ai aucun. 
Mon plan était de ne pas lui mentir, pas à elle donc je me mens à moi même. 
ça ira qu’est ce que t’en sait, je vais faire ça comme tout le reste,
comme un animal,
à l’instint.

Elle me saute aux yeux.
Les métaphores ça j’ai le droit, ça va non, arrêtez de bordel-dire que je mens.
J’ai le sang trop froid pour vous insulter en vrai. Sans froid visage pâle.
Cent fois trop pâle.


Ha-ha. 


Le souvenir de ce mort dans ses yeux, doit être tellement plus présent que le mien, ici vivant. 

« Salut, ça va » lui dis-je,
 avant d’éprouver ce malaise à parler en Japonais à une petite fille Pakistanaise. 

Je m’arrête, et recommence, toujours avec cette horrible impression de presser à côté du bouton. 

Je devrais lui... Je devrais lui...Je dev... 
On atteind donc réellement jamais le coeur des autres dans une troisième langue...hein.

Hum, sérieux.
J’en ai besoin pourtant, j’ai besoin de la chaleur des "Je t’aime" et des "Merci",
de la couleur, de la teinte et de la dégoulinance mieuleuse d’une langue qui nous mord le coeur à chaque fois qu’on l’écoute.
Mais ce que j’ai dans la main, c’est cette langue qui dit les choses précisement, gentillement, correctement « avec exa-avecexactitude ».
Je répare un moteur avec une lime à ongles et deux pinces à linge.

On marche sous le ciel qui menace de pleuvoir. Menace, ce que j’aime ce mot.
Un coup de hache entre les disques des vertebres, qui me-nace-n’a, qui n’a-

«Tu n’a pas faim ?» 
Encore en Japonais, aussi doux à son coeur que le plat de la cantine 
« Je rêvais »
-En ta langue au moins aurais-je bien dit.

ours-Les (pas) amis-Les examens-La famille-les cours-les notes-Les C

On tourne autour du pot comme un singe en bicyclette. On peut se vanter d’être habile au moins... 
Que quelqu’un nous pousse qu’on se blesse et qu’on se réconforte un peu. 
Rien. 
de mauvais.

C'est déjà bien.

On finit par pouffer de rire, nos discussions insencées nous ont poussées dans une tarte aux poires-écrabouillées. 

« Bravo Olfa, toi tu les comprends les orphelins ». 
J’ai envie de me mettre une claque sous la pluie, facile tu me diras.
Master en incompréhension de l’humain. C'est sur mon CV, catégorie expériences non-significatives.

"Je n’ai rien compris au mauvais" met entre parenthèse de savoir si "j’ai tout compris au bon".
Hein? Les maths on laissé tomber l'explication cachée après la dernière décimale de Pi.

Elle gare son vélo en bas d’un très vieux bâtiment, un bidon-ville-bâtiment. 
Des appartements en tôle construits sur des grands pilotis de fer, comme pour parer une éventuelle innondation de 3 mètres de haut.
Pilotis vains, sauf si le bâtiment lui-même ne portait pas d’inondation en son sein.

Je rentre dans l’apprtement. 
3 femmes, autant plus de seins.  

Appartement apparament vétuste, ou vêtu de dust comme dirait-il. 
Sous le toit de tules nous nous devêtissons les pieds, en rythme, dans le Genkan, un-fit. 
Ensuite,

Un miniscule deux pièces, qui comme dirait-on en Arabe « qui ne vit que de respect »
une famille éclatante parquée dans des murs morts.

Nous discutons bien vite de ce qu’elles voudront faire plus tard. 
Si la confiance en autrui et le jugement hâtif dignes représentantes de la-moindre-des-politesses nous le permettaient nous aurions foi en un médecin, une athlète et une maitresse d’école en devenir entre ces murs.

Des volontés chatoyantes piégées dans un destin sombres, aurait dit un moi une seconde plus mélancolique.   

Le dîner est servi. Au plat du sol, et servile au plat, j’oublie, rigole.