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Sunday, May 21, 2017

5/21 Au mauvais endroit au meilleur moment


J’ai la gorge qui me démange toujours,
Ça doit être mon manque d’amour...
Mais non ça n’a rien à voir!
Je me dis ça tous les soirs.
Mais je préfères quand tu m’enlaces,
C’est plus facile, plus efficace,
Que cette tristesse si tenace,
Que ce coeur rempli de crasse,
Que cette sentence qui me dépèce, qui me dépasse,
Qui me rabaisse, qui me menace,
Qui se dépêche de me voir lasse.
J'ai la gorge qui me démange sans fin,

Mais ça doit juste être mon chagrin.

Thursday, December 5, 2013

12/1 Far from Fame, Filled with Blame.



Excuse me.

Of what.

No, nothing, just to say. Just in case.

In case of what.

My head's too heavy, I guess.

Too heavy on my shoulders, I won't be able to bear that much longer.
Not heavy with knowledge, sadly.
Not filled with intelligence I'm afraid. Rather with Guilt.

But Guilt is good, at least that stands for... Experience.

At least that stands for...Sacrifice, sometimes.

Well, I'm not sure God would agree to let me this one, this time.

My only feeling? "That's anyway too late"
Or something alike.

A Bell ringing that no Bell would ever ring anymore.

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This is the main and only difference between now and before, the hell-fuck-screwthemall is the same,

Same amount of Spices and Salt. I just don't like this taste anymore.

I just don't wanna fight for myself anymore.

This horrible bitterness the lack of courage leaves on the tongue.

The same despicable feeling with a different ME in front.

Not that I don't wanna run away anymore, rather that I can't run away anymore.

As this time I would have to run away from myself.

And the impossibility this idea involves makes me wanna puke my heart.

Let me cut myself into two, Sir. There's a part of me I don't wanna meet no more.

An all-over fingerprinted-part of me, people marked like they would have done with fresh concrete.

It's too hard but too late now.

I've tried to clean,
To delete,
Erase,
Hide.

Drown,
Dismiss,
Explode,
Rewrite.

Let me tell you,
Let me tell you one thing, Sir.

Let me tell you.
Life is better with no words.



Tuesday, August 20, 2013

07/14 Nue comme un vers de poésie.


J’ai des souvenirs qui me battent le corps comme un fouet,
mais un fouet plein de couleurs,
Plein de magie.
Un fouet qui fait plus de peur que de bruit, qui a, il y déjà longtemps fini de se prouver.
Qui sait ce qu’il vaut et où il va, et qui a juste besoin parfois de se soulager les bras.

Mais moi j'en ai plein le coeur,
Et arrive toujours le moment où j’en vomis ça et là, un peu partout,
Tout en continuant ma route, baigné de vers chaperon rouge.


         Nous courions au travers des hautes feuilles, grasses et vertes, tandis que le soleil couchant lançait sa lumière rougâtre et l'envoyait couler sur les pétales, les pics les feuilles, brillant comme un reflet au dessus d’une matière liquide, un incendie à la surface de l’eau. Je ne sais plus si le rythme de la course s’accélerait ou si c’était seulement la courtesse de mes jambes actuelle qui me demandait toujours plus d’efforts pour ne pas me faire distancier.  Je n’avais pas de paquets en travers des épaules comme les autres, je me devais donc plus de courage, même si eux c'étaient des grands. L'insouciance, le courage et l'incompréhension avaient à cette époque la même définition dans mon dictionnaire des sentiments. Etrangement ils partagaient aussi une chambre avec la peur et le défi à l'hôtel du Coeur battant. Plus vite, plus vite. Entre ces feuilles assez grosses pour nous gifler au passage mais assez souples pour nous laisser les fendre. Nous, à la fois noyés et protégés, soumis à la chute du soleil, comme un compte à rebours nous promettant à la fois une nuit protectrice capable de nous cacher mais nous menaçant aussi de nous perdre, aveuglés. Tout cela n’était beau qu’à cet instant, dans cette équation, dans cet infini, cet immortel moment de chaleur, overdose de milliards de tonnes de carbone. Espoir poids-pierre-valeur-diamant, d'après Dieu-sait-qui. Instant pendant lequel un 'Il' avec ses pinceaux rouges sur un paysage poisseux en métaphore, avait donné la même valeur au craint et à l'espéré, à la peur et à l'envie, à la contrainte et au challenge. 


Dans ce moment de panique extrême je me souviens avoir affiché un inconscient grand sourire. 

C’est sans doute depuis ce jour et ses descendants chronologiques, que je ne me complais plus que dans le franchissement des limites de l’interdit, du possible, du convenu. Pour moi comme sûrement pour beaucoup, les limites physiques, morales et territoriales se sont faites la malle sous le même soleil.