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Sunday, May 21, 2017

5/21 Au mauvais endroit au meilleur moment


J’ai la gorge qui me démange toujours,
Ça doit être mon manque d’amour...
Mais non ça n’a rien à voir!
Je me dis ça tous les soirs.
Mais je préfères quand tu m’enlaces,
C’est plus facile, plus efficace,
Que cette tristesse si tenace,
Que ce coeur rempli de crasse,
Que cette sentence qui me dépèce, qui me dépasse,
Qui me rabaisse, qui me menace,
Qui se dépêche de me voir lasse.
J'ai la gorge qui me démange sans fin,

Mais ça doit juste être mon chagrin.

Monday, May 12, 2014

05 / 12 Je ne dis pas de gros mots, personne n'en dit. Les mots ont tous la même taille enculé.


At-at-attends que tout soit noir pour me comprendre,
Attends que tu sois Noir pour me con, prendre.
Prends moi en compassion et pends toi pour inaction.
Pense pas en détention et tends moi cette décoction.

Tu parles de Poison ou tu parles de Passion.
Je parle de mort par rétrocession.

3, 2, 1, zéro.
Les sentiments passent ils par les mots?

La même chose, le même amour; mais dans des langues différentes, avec des lettres 10fférentes, des f0rmes différentes, des Zonorités différentes. Mais, still, peut-on aimer pareil.
Peut-on aimer pas reil, autant, réellement?
Je hais mais pas rey. Attention aux sonorités.Nos sonos ratés, sens décratés.

Je n'en suis pas sûre, mes mots sont trop flous, trop vagues ou trop durs, et j'ai du mal à croire à cette dimension intérieure que peuvent prendre les sentiments, à cette pro-fonde profondeur.
Qui pro- fonde des coalitions binaires et pourfends des coeurs.

Arrête ce ne sont que des mots, des ronds et des barres sur du papier; mieux que du vent, pire que de l'eau? Vous préféreriez manger de l'air, ou boire de l'encre, je vous écoute.

Pareil, on s'en fout comme qui dirait. Pas vrai?
Juste-ment c'est ce que je me demande.

Aucun idée, je ne sais aps quoi écrire.
Ni idée, ni sentiment.
Enfin si, mais pas au bon moment.


Et tout ça jamais avec le bon timing.

Jamais avec la bonne personne,
Jamais avec les bons mots,
Jamais avec la bonne physique dans l'air;
Jamais la bonne chimie entre les bras.

Thursday, October 17, 2013

10/15 De Rose et de Rouges.


Je n'aime pas les fleurs
Je hais les fleurs
J'ai toujours détesté les fleurs

Plus que de dire que sans raison, je dirais sans en comprendre la raison

Ah, Argh, Beuh

Mais pourquoi
Et qu'est ce que j'en sais
Rien

Lui m'en avait offert, des tonnes, des tonnes de plumes
Je me fâche presque
"Je t'ai dit que je détestais ça, Arrête"

Les fleurs m'insupportent
Mince
Su
Porte

Clac, la porte

Mais juste avant j'ai le temps de me rappeller les énormes grimaces que j'avais fait quand l'honorable patron avait offert des énormes bouquets à mes collègues

 Ah, Argh, Beuh

Ce n'est pas vraiment toi, c'est plus fort que ça
toi tu aides simplement

Puis à mes collègues "sympa la salade, c'est bon au moins?"

Tu l'à su, déjà sur le pas de la porte

Aurevoir à toi

Toi que je ne peux pas voir en peinture,
Tes fleurs elles, je ne peux les voir qu'en peinture

Eh bien, il y à quand même une différence dans la manière dont je vous haïs


Pourquoi
Pourquoi Pourquoi
Pourquoipauoiquoipouquuoiquoi

Pourquoi je n'aime pas les fleurs

Comme je le pensais l'explication à été tellement incensée qu'elle n'aurait pas pu être comprise par un autre

Je n'aime pas ce qui est faible, et qui ne se répare pas
Ce qui ne peux pas se "manger des coups et se reconstruire"
Je n'aime pas ce dans quoi on ne peux pas marteler des clous pointus, entourer du scotch, plier, agrafer, tirer, pousser, jeter, mordre, mettre des coups de poing

Tout ce qui ne "se répare pas"
Tout ce qui ne franchis pas les murs crépus, qui se noie d'un passage dans la boue

 Tout ce qui ne se noie pas, ne se brûle pas pour refaire peau neuve.
Tout se qui ne s'arrache pas, ne se déchire pas, je se délie pas.

J'ai compris enfin, je me sens libérée
Pas guérie mais libérée, c'est déjà ça

Et puis voilà qu'un nouveau s'amuse à tenter les fleurs a son tour,
Mes épaules s'affaissent dans un "encore-bordel, encore..."

Et puis tant pis, je les regarde, un peu, beaucoup rouges bombées, comme pleines de sang, prêtes à vomir, les pétales pleines et généreuses comme cachant un coeur prêt à exploser

Elle sont deux, juste deux, pas mille
Fières d'elles mêmes, grandes et pleines de sang

Il se pourrait que

Je les garde, les arrose même

Mince, je parle de la tige, leur tige mince elles élancées dans le vase plein d'eau
Engloutissant la vie

Su -perbes; même si j'ai du mal à le dire, car elles seront mortes bientôt de toute façon,
et puis, elles n'auraient  pas supporté les coups, de toute façon.

Porte -és aux yeux "c'est bon elles sont fanées là non?"
L'oeil qui tourne autour, coeur qui bat, elle sont fanées oui, mais elles sont magnifiques.
Je m'approche, aucune de leur pétale ne manque, la forme est parfaitement la même, Seule la couleur est passée au rouge sans au vert caca d'oie, au mauve délavé, et les pétales dures, sèches: Elles avaient comme acquérit cette duretée qui leur manquait dans la mort, bien qu'elles aient du troquer l'energie et la beauté de leur rouge-sang.

Je ne suis pas sûre, il faut les deux pour battre, il faut tant la force des muscles que le sang qui en jallit.

Je ne suis pas sure d'accepter les fleurs, sauf ces deux là, ces momies de la beauté éphémères, cette force du précieux défectible, déflegmé, imperfectible.

Je ne suis pas sure d'aimer les fleurs, mais mes deux cadavres, mes caméléons plantesques, mes suceurs de vie, mes bombes sèches, elles je les garde.

Tuesday, August 20, 2013

07/14 Nue comme un vers de poésie.


J’ai des souvenirs qui me battent le corps comme un fouet,
mais un fouet plein de couleurs,
Plein de magie.
Un fouet qui fait plus de peur que de bruit, qui a, il y déjà longtemps fini de se prouver.
Qui sait ce qu’il vaut et où il va, et qui a juste besoin parfois de se soulager les bras.

Mais moi j'en ai plein le coeur,
Et arrive toujours le moment où j’en vomis ça et là, un peu partout,
Tout en continuant ma route, baigné de vers chaperon rouge.


         Nous courions au travers des hautes feuilles, grasses et vertes, tandis que le soleil couchant lançait sa lumière rougâtre et l'envoyait couler sur les pétales, les pics les feuilles, brillant comme un reflet au dessus d’une matière liquide, un incendie à la surface de l’eau. Je ne sais plus si le rythme de la course s’accélerait ou si c’était seulement la courtesse de mes jambes actuelle qui me demandait toujours plus d’efforts pour ne pas me faire distancier.  Je n’avais pas de paquets en travers des épaules comme les autres, je me devais donc plus de courage, même si eux c'étaient des grands. L'insouciance, le courage et l'incompréhension avaient à cette époque la même définition dans mon dictionnaire des sentiments. Etrangement ils partagaient aussi une chambre avec la peur et le défi à l'hôtel du Coeur battant. Plus vite, plus vite. Entre ces feuilles assez grosses pour nous gifler au passage mais assez souples pour nous laisser les fendre. Nous, à la fois noyés et protégés, soumis à la chute du soleil, comme un compte à rebours nous promettant à la fois une nuit protectrice capable de nous cacher mais nous menaçant aussi de nous perdre, aveuglés. Tout cela n’était beau qu’à cet instant, dans cette équation, dans cet infini, cet immortel moment de chaleur, overdose de milliards de tonnes de carbone. Espoir poids-pierre-valeur-diamant, d'après Dieu-sait-qui. Instant pendant lequel un 'Il' avec ses pinceaux rouges sur un paysage poisseux en métaphore, avait donné la même valeur au craint et à l'espéré, à la peur et à l'envie, à la contrainte et au challenge. 


Dans ce moment de panique extrême je me souviens avoir affiché un inconscient grand sourire. 

C’est sans doute depuis ce jour et ses descendants chronologiques, que je ne me complais plus que dans le franchissement des limites de l’interdit, du possible, du convenu. Pour moi comme sûrement pour beaucoup, les limites physiques, morales et territoriales se sont faites la malle sous le même soleil.