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Friday, October 2, 2015

10/2 - -- --- Emmerger --- -- -

Bonjour

Dirais-je.
J'ai tout à coup envie de me présenter,
J'ai tout à coup envie de penser que l'on ne s'est jamais connus.

Ce n'est pas contre vous, c'est contre moi.
"Demain j'écrirais", et ma vie est passée contre tout, contre moi.

"Moins silencieusement!" j'ai peur, peur du silence.
Moi qui auparavant craignait le "bruit", la "foudre", la "tempête" ou toutes ces menaces déferlantes qui pour moi prenaient l'image de sons, d'ondes, de vibrations.
Les coups, les cris, tout cela n'était au final qu'un mouvement audible, qu'un bruit palpable, qu'un malheur qui se présentait à haute voix.

Ce moi qui refusait le bruit le quémande à présent.
Ce moi qui priait le vide, le rien, le bonheur... L'entend à présent comme néant, absence et frustration.

Pourquoi
Pour quoi
Pour quelle sorte d'autre me suis-je perdue?

Puis-je lire mes phrases à haute voix? Puis-je crier? Puis-je lancer des questions à tout va? Puis-je m'appuyer sur le support mouvant de la parole? Glisser sur un jeu de mot ? Changer de ton et d'émotion ? Courir sur les doubles sens? Sauter des mots...
Et couvrir la vie de ce poids impalpable qu'est le son.

J'étais écrivaine, et pas de veine, je suis devenue poétesse...

Mais peut-être le bon choix étais-ce.

Thursday, August 28, 2014

08/28 Au tournant, autour? Nan.



Mince, c'est pas par là qu'il fallait passer.
Put' un, deux merde.
Je me suis plantée.

Dans le dos, dos de la feuille, par en bas je suis passée.
Dis pas de trop gros mots,
ou t'en aura gros sur la patate et jamais assez de gros billets pour te racheter.

J'ai pris le mauvais tournant,
trop facile sont certains mouvements.
J'ai pris le mauvais rond-point,
point, virgule. Je fais ce que je veux un .

C'est tout.

Un parpaing dans le trou

On sait où se cachent les monstres,
où?
Au tournant des rues.

Mais, dis, ils font cela pour être plus, ou moins vus?

L
Les deux, LLes deux, hein, j’sais pas.

En tout cas ils réussissent.
Ils
Rré, rré, rréussissent à chaque x

Foie.


***

Monday, October 7, 2013

10/06 Apologie du réconfort.



Je la cherche des yeux. 

Je lève la tête dans un mouvement dénué de sens puisqu’elle est plus petite que moi.
J'ai les formes, sans le fond, je la rcherche par mouvements formels.
Du déjà vu gestuel, du réchauffé sentimental, au grand dam de tous codes de conduite.
Exécrable d’autant plus qu'inconscient.

Mais je ne sais pas faire moi. Je ne sais pas comment on fait, avec la mort, la tristesse,  tout ça, j’ai été trop toute seule, trop longtemps.

Des marches, un escalator. 
Plus que les sentiments, ce qui me parle c’est la douleur, ah, ça je connais, ça je fréquente, expérimente et apprécie. 
La tristesse de la mort...? Tellement aucune idée, puisque je ne viverais même pas la mienne.

Pata-Pata-Pata, déjà en bas. Elle est où? Zut.

J’ai un plan. Non, je n’en ai aucun. 
Mon plan était de ne pas lui mentir, pas à elle donc je me mens à moi même. 
ça ira qu’est ce que t’en sait, je vais faire ça comme tout le reste,
comme un animal,
à l’instint.

Elle me saute aux yeux.
Les métaphores ça j’ai le droit, ça va non, arrêtez de bordel-dire que je mens.
J’ai le sang trop froid pour vous insulter en vrai. Sans froid visage pâle.
Cent fois trop pâle.


Ha-ha. 


Le souvenir de ce mort dans ses yeux, doit être tellement plus présent que le mien, ici vivant. 

« Salut, ça va » lui dis-je,
 avant d’éprouver ce malaise à parler en Japonais à une petite fille Pakistanaise. 

Je m’arrête, et recommence, toujours avec cette horrible impression de presser à côté du bouton. 

Je devrais lui... Je devrais lui...Je dev... 
On atteind donc réellement jamais le coeur des autres dans une troisième langue...hein.

Hum, sérieux.
J’en ai besoin pourtant, j’ai besoin de la chaleur des "Je t’aime" et des "Merci",
de la couleur, de la teinte et de la dégoulinance mieuleuse d’une langue qui nous mord le coeur à chaque fois qu’on l’écoute.
Mais ce que j’ai dans la main, c’est cette langue qui dit les choses précisement, gentillement, correctement « avec exa-avecexactitude ».
Je répare un moteur avec une lime à ongles et deux pinces à linge.

On marche sous le ciel qui menace de pleuvoir. Menace, ce que j’aime ce mot.
Un coup de hache entre les disques des vertebres, qui me-nace-n’a, qui n’a-

«Tu n’a pas faim ?» 
Encore en Japonais, aussi doux à son coeur que le plat de la cantine 
« Je rêvais »
-En ta langue au moins aurais-je bien dit.

ours-Les (pas) amis-Les examens-La famille-les cours-les notes-Les C

On tourne autour du pot comme un singe en bicyclette. On peut se vanter d’être habile au moins... 
Que quelqu’un nous pousse qu’on se blesse et qu’on se réconforte un peu. 
Rien. 
de mauvais.

C'est déjà bien.

On finit par pouffer de rire, nos discussions insencées nous ont poussées dans une tarte aux poires-écrabouillées. 

« Bravo Olfa, toi tu les comprends les orphelins ». 
J’ai envie de me mettre une claque sous la pluie, facile tu me diras.
Master en incompréhension de l’humain. C'est sur mon CV, catégorie expériences non-significatives.

"Je n’ai rien compris au mauvais" met entre parenthèse de savoir si "j’ai tout compris au bon".
Hein? Les maths on laissé tomber l'explication cachée après la dernière décimale de Pi.

Elle gare son vélo en bas d’un très vieux bâtiment, un bidon-ville-bâtiment. 
Des appartements en tôle construits sur des grands pilotis de fer, comme pour parer une éventuelle innondation de 3 mètres de haut.
Pilotis vains, sauf si le bâtiment lui-même ne portait pas d’inondation en son sein.

Je rentre dans l’apprtement. 
3 femmes, autant plus de seins.  

Appartement apparament vétuste, ou vêtu de dust comme dirait-il. 
Sous le toit de tules nous nous devêtissons les pieds, en rythme, dans le Genkan, un-fit. 
Ensuite,

Un miniscule deux pièces, qui comme dirait-on en Arabe « qui ne vit que de respect »
une famille éclatante parquée dans des murs morts.

Nous discutons bien vite de ce qu’elles voudront faire plus tard. 
Si la confiance en autrui et le jugement hâtif dignes représentantes de la-moindre-des-politesses nous le permettaient nous aurions foi en un médecin, une athlète et une maitresse d’école en devenir entre ces murs.

Des volontés chatoyantes piégées dans un destin sombres, aurait dit un moi une seconde plus mélancolique.   

Le dîner est servi. Au plat du sol, et servile au plat, j’oublie, rigole.  



Monday, August 5, 2013

08/01 Marée haute et Mariée basse.

Gata
Gata
Gata

Faisait le train.
Juste à côté mais pas trop près .
Comme tout en realité,
Laid, utile, beau, dangereux. L’adjectif n’est jamais juste.
Juste faux, tout juste assez mauvais pour être repris et repensé à l’infini.

Zah
Zah
Zah

Faisait la pluie.
Qui nous tombait toujours sur les épaules,
Comme les coups de soleils,
Comme les problèmes,
Comme le bras d’un ami.
Tout est une histoire de poids.

pas de poils,
de poids,
encore que...

Klak
Kaklak
Kaklak

Faisait la chaîne du vélo
Poussée dans les dents de fer
Perdu dans le froid et le noir, dans cette idée de "destination".


Où vais-je ?
Ai-je bien lu mon scénario ?
L’ai-je déjà accepté?


Tout entre nos mains
tout?
Au moins le guidon du vélo.

Un comme un autre, vu de loin
mais pas mal différent en vrai.

Il fait noir.
Je monte la pente, vite vite,

car le temps est déjà ailleurs, 
différent ici et maintenant,
Il m'envoie un remplaçant bête et méchant.

Merci, enfoiré.
Aurait dit un autre moi.

J'ai mal uniquement si j'y pense,
Si je réalise que ce n'est pas normal.
D'où cet amour pour la vitesse
Qui privilégie l'instinct à la réflection.
Qui botte le cul à ce moi- qui- pense, trop.

Noir to-tal
J’ai cette petite lampe torche sans piles
Dont la dynamo faisait
G'sha
Sha
Sha