Sunday, October 26, 2014

14/11/11 4give4get4see



Dieu vivait avant,
Peut être sûrement de chair et de sang.
Et son corps est... son coeur est la terre,
Son esprit est l’univers.
Et nous, son cancer.


Dieu est mort et son esprit « veille » encore.
Parce que, que voulez-vous.
L’âme d’un mort est plus forte que la vie.
Elle n’est plus limitée par le corps,
Elle n’est plus esclave de matière dégoûtante.

Dégoulinante, car c’est bien le mot.
Pure parfaite, elle devient.
Terre et ciel, Espace.


Et nous, en bon cancer, nous rongeons.
Nous comprenons ce que nous faisons autant que nous l’ignorons.
Et nous devenons une mîse en abîme quand nous sommes mis en terre.
Et que des vers nous rongent.
Ils se nourrissent, ne font rien de mal, et pourtant ils comprennent qu’ils détruisent.
Ils sont petits, vils, insignifiants, sales, faibles,
Sous un autre jour nous les aurions juste écrasés sous nos pieds, de nos poings, d’une pression digitale.

Mais pas ce jour, un autre, et c’est là que tout ce joue. C’est là la force du temps, qui détruit et boulverse, qui défigure et recrée, qui trompe et exécute.

Demain c’est nous-mêmes que les vers mangerons et nous laisserons ces larves roses sans squelette nous glisser dessus et nous bouffer petit à petit, nous leur donnerons tout le temps dont ils auront besoin. Patients cadavres de merde que nous serons. Gentils squelettes souriants mangés par des vers inexpressifs et débiles.

Mais ça c’est demain, aujourd’hui c’est nous. Nous qui mangeons Dieu, nous qui lui mangeons le coeur en déracinant des arbres, en coulant du béton glacé sur de la terre fertile, en brûlant de la matière qui ne disparaîtra pas, en plantant des pieux, plus forts que nos pieds ne le seront jamais, en plantant des hommes pour les enterer dans le coeur de Dieu en attendant que ceux qui nous mangerons nous mêmes daignent les décomposer.

Amen, Amène, Amène moi la fuite, amène moi la suite, j’ai faim de haine d’amour de vin et dans ce monde fermé prêt à explosé j’ai faim qu’il y ai enfin, si infecte soit-elle, une fin.


Wednesday, October 8, 2014

10 / 8 Do-ra-hais-mon


Just random pictures to close a chapter.
Probably, certainly.
You know guys when you're reading a book and you finish an act, a scene, and so you have this blank page with a weird illustration that's linked to nothing? This post might be that.
It's out of the blue, just like Doraemon is :)
What I like with pictures is that they're never exactly representing the present, even with the newest technologies ever, a picture is, especially because it's a picture, a "past", a "before", a something else. That's never you anymore, how quick you show it, that's already a reverse shot. Like in the movies. As soon as you can see your picture taken, that's not you anymore. As soon as you discover what you look like, it suddenly becomes erroneous to assume that it is you.
The only chance you have to know yourself, is to understand that you'll never be able to get nothing but the exact opposite, the exact reversed image, the exact Yang or your Ying, it will make the European realise they're African all of a sudden, just like the kid realises one day he is that other "old men" he saw in front of him all his life.

So if life is a reversed mechanics, let's get clever through silliness. And let's do mistakes so we can ask for forgiveness.






This picture is, by the way, the first time in my life a Kid asks me to take a picture together... 
I still don't why she wanted that so much. 


The search of identity is a madness that will make us miss the spotlights when we wanna sleep, and miss the abyss when we need to breath. 
What illustration for this post would fit better that a non-sense mise-en-scene which we can understand, but actually not that much...