Thursday, January 15, 2015

02/02 Vomir et aller dormir

Sri Lanka,
Un jour.

J’ai mal de trop en dire mais jamais autant que j’ai mal de ne pas assez le faire.


-Tu n’es pas ravagéedétruiteblésée?
-Non
-Tu n’es pas affectée?
-Non
-Tu ne t’en veux pas?
-Non
-Tu n’es pas l’ombre de toi même? Tu ne voudrais pas disparaître?
-Non, à vrai dire je m’en bat les couilles, comme toi il y à 5 minutes.

-Et comment cela se fait t’il?

- Ce n’est pas parce que tu à mis un coup de pied dans la porte de la banque en entrant que tu vas pouvoir récolter tout l’argent qu’elle y cache. Tu n’impressionnes personne. Tu te heurte à des coffres, quoi que tu fasses. Des coffres pour lesquels les coups ne donnent pas de codes.
Détruire la porte affectera tout de même le mental du personnel, aurais-tu pu dire, mais pas s’il savent que quoi que tu fasses il te manquera toujours l’essentiel.

-En parlant d’argent tu as de l’argent sur toi?

-Ah, parce que tu ne te souviens pas avoir tout pris?

-Non, je ne parle plus de Rupias, je parle de Yen.

-Je n’ai pas de Yen. “Y’en” a pas.

-Quoi??

-Laisse tomber. Quand tu as fini on y va.
Au moins de parole, tiens toi à ça.
...

J’ai la maladie de ces filles occidentales, bien que je ne le sois qu’a moitié. La moitié qui m’abandonne quand je lui demande de partir. La moitié qui sait qu’il sera trop dur de se rappeller, la moitié qui mettra des rimes dans les mots, ou plutot des aspirines dans les maux.  

Une aspirime, voilà ce qu’est ma poésie. Une aspirime pour soigner les souvenirs cramoisis.

Sri Lanka, été 2013. C’est fini maintenant.
C'est fini? Me connaissant, je dirais plutôt au suivant.



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